Skip to main content

Translate Content

Un acteur engagé prend la parole

Proviseur du LTAC

Proviseur du LTAC

Le LTAC est un établissement secondaire public d‟enseignement technique et professionnel qui officie dans l‟enseignement technique tertiaire. C‟est un établissement qui compte 1046 élèves repartis dans des filières de comptabilité, de communication administrative et de secrétariat. Le proviseur, Issoufou KEITA nous livre à travers cet entretien, la politique du lycée en matière de Technologie de l‟Information et de la Communication pour l‟Education (TECHNOLOGIES DE L‟INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION POUR L‟EDUCATION).

Pouvez-vous nous parler des Technologies de l’Information et de la Communication dans votre Lycée?
Mr Kéita: Auparavant, on n‟utilisait pas assez l‟outil informatique. Or, étant un établissement technique, pour que les élèves puissent être efficaces et avoir de la chance sur le marché du travail, nous estimons qu‟ils doivent maîtriser l‟outil informa-tique. A cet effet, nous avons commencé par supprimer certaines filières, tels que le secrétariat classique ou sténo dactylographie. Nous avons créé la filière de Communication Administration et Secrétariat (CAS). En lieu et place de l‟apprentissage de la machine à dactylographier, ils apprennent à utiliser des ordinateurs. Comme c‟était notre ambition, il nous fallait à cette rentrée, construire une salle informatique. Tant bien que mal, on a pu le faire avec 15 machines, pour que nos élèves ne soient pas en reste. Dès lors que nous avons pu ouvrir la salle informatique, comme l‟appétit vient en mangeant, nous avons l‟intention d‟introduire d‟autres nouvelles filières qui nécessitent vraiment l‟outil informatique. Il s‟agit entre autres des filières Technique de Vente Commerciale (TVC), Administration Comptabilité Communication (ACC), bureautique….

Comment avez-vous pu en un temps record réaliser tout cela? Quelle stratégie avez-vous développée?

Mr Kéita: Nous avons fait un peu violence sur nos besoins avec aussi la complicité et l‟acceptation de nos professeurs. Ils ont accepté qu‟on supprime certains postes de dépenses pour que le LTAC puisse avoir sa salle informatique. Les professeurs, eux-mêmes savaient qu‟ils étaient en reste, car beaucoup d‟établissements ont des ordinateurs, une salle informatique, sauf le LTAC. Voilà pourquoi ils ont accepté le sacrifice. Nous avons demandé aussi le concours du comité de gestion, de l‟Association des parents d‟élèves (APE), le Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, nous a aidé en apportant une contribution financière, ce qui nous a permis de construire la salle informatique.

N’y a-t-il pas eu des réticences au niveau des enseignants?
Mr Kéita: Non, nous n‟avons pas eu de problème, car ce sont les enseignants eux-mêmes qui demandaient cela. Ils souhaitaient avoir cette salle pour que notre établissement soit au diapason des autres lycées publics de la capitale. De nos jours, ce sont eux-mêmes qui demandent à ce qu‟on les forme et nous sommes en train de mettre en place une stratégie pour que l‟ensemble du personnel soit initié. Il y a beaucoup déjà qui sont initiés. On a mis un ordinateur dans la salle des professeurs pour le moment pour qu‟ils soient motivés, qu‟ils en voient l‟utilité. Je crois qu’aujourd’hui ils en voient l’utilité car ils peuvent saisir des cours et faire des recherches sur le net….

Vous utilisez Ben Scolarité, de quoi s’agit-il?
Mr kéita: Le logiciel Ben Scolarité est un logiciel de gestion des établissements. Il permet une gestion informatique des données sur le personnel enseignant et administratif, le dossier des élèves, l‟enregistrement des notes de devoir des élèves, l‟édition des bulletins, la gestion financière du budget de l‟établissement et de tout autres documents utiles à la vie du Lycée. On n'a plus besoin de remplir manuellement les bulletins et de calculer les moyennes. Vraiment cela nous facilite la tâche.

L’utilisation de ce logiciel change-t-il le travail de l’administration?
Mr Kéita: Cela facilite énormément la tâche non seulement de l‟administration, mais aussi des professeurs et cela nous laisse beaucoup plus de temps. Autrefois, lorsqu‟on remplissait manuellement les bulletins, il nous fallait pratiquement 2 à 3 semaines pour le faire avant de tenir le conseil. Mais, maintenant il n‟y a pratiquement plus de rupture, on saisit les notes au fur et à mesure que les devoirs sont faits. Il y a une date limite où tout le monde doit déposer les notes. Une fois les notes saisies, le calcul de moyennes est automatique. Un rapport sur les moyennes est édité et remis aux professeurs principaux pour vérification avec les élèves. S„il y a des rectificatifs on les introduit, on tient le conseil.

Mr Kéita: Nous avons fait un peu violence sur nos besoins avec aussi la complicité et l‟acceptation de nos professeurs. Ils ont accepté qu‟on supprime certains postes de dépenses pour que le LTAC puisse avoir sa salle informatique. Les professeurs, eux-mêmes savaient qu‟ils étaient en reste, car beaucoup d‟établissements ont des ordinateurs, une salle informatique, sauf le LTAC. Voilà pourquoi ils ont accepté le sacrifice. Nous avons demandé aussi le concours du comité de gestion, de l‟Association des parents d‟élèves (APE), le Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, nous a aidé en apportant une contribution financière, ce qui nous a permis de construire la salle informatique.

N’y a-t-il pas eu des réticences au niveau des enseignants?
Mr Kéita: Non, nous n‟avons pas eu de problème, car ce sont les enseignants eux-mêmes qui demandaient cela. Ils souhaitaient avoir cette salle pour que notre établissement soit au diapason des autres lycées publics de la capitale. De nos jours, ce sont eux-mêmes qui demandent à ce qu‟on les forme et nous sommes en train de mettre en place une stratégie pour que l‟ensemble du personnel soit initié. Il y a beaucoup déjà qui sont initiés. On a mis un ordinateur dans la salle des professeurs pour le moment pour qu‟ils soient motivés, qu‟ils en voient l‟utilité. Je crois qu’aujourd’hui ils en voient l’utilité car ils peuvent saisir des cours et faire des recherches sur le net….

Vous utilisez Ben Scolarité, de quoi s’agit-il?
Mr kéita: Le logiciel Ben Scolarité est un logiciel de gestion des établissements. Il permet une gestion informatique des données sur le personnel enseignant et administratif, le dossier des élèves, l‟enregistrement des notes de devoir des élèves, l‟édition des bulletins, la gestion financière du budget de l‟établissement et de tout autres documents utiles à la vie du Lycée. On n'a plus besoin de remplir manuellement les bulletins et de calculer les moyennes. Vraiment cela nous facilite la tâche.
L’utilisation de ce logiciel change-t-il le travail de l’administration?
Mr Kéita: Cela facilite énormément la tâche non seulement de l‟administration, mais aussi des professeurs et cela nous laisse beaucoup plus de temps. Autrefois, lorsqu‟on remplissait manuellement les bulletins, il nous fallait pratiquement 2 à 3 semaines pour le faire avant de tenir le conseil. Mais, maintenant il n‟y a pratiquement plus de rupture, on saisit les notes au fur et à mesure que les devoirs sont faits. Il y a une date limite où tout le monde doit déposer les notes. Une fois les notes saisies, le calcul de moyennes est automatique. Un rapport sur les moyennes est édité et remis aux professeurs principaux pour vérification avec les élèves. S„il y a des rectificatifs on les introduit, on tient le conseil.

En quoi ce logiciel est important pour un proviseur comme vous?
Mr Kéita: Il est important parce que cela me permet de ne pas fouiller dans les dossiers posés pèle mêle sur mon bureau. Souvent, quand on ne trouve pas le dossier sur le bureau, il faut repartir dans les archives déposées dans l‟armoire. Alors qu'à partir d‟un clic, on a des données aussi bien sur le personnel, sur les élèves, leur cursus que sur la situation financière. On n'a plus besoin de dire d'envoyer les papiers et de faire les calculs… En un clic, on a la situation des factures payées ou impayées, de l’état des dépenses, de la caisse. Je crois que cela nous facilite la vie. Si on supprimait cet outil, beaucoup de proviseurs ne se retrouveraient plus, surtout ceux qui ont le logiciel…

Est-ce que ce logiciel à un coût?
Mr Kéita: Il un coût qui est tout de même énorme, mais cela vaut le coup de l‟avoir. Si on veut être efficace, il faut accepter investir. Nous sommes obligés de payer annuellement, de signer un contrat avec celui qui a conçu le logiciel, si bien que nous prenons un crédit pour payer. C‟est le même taux dans tous les établissements, je crois.
C‟est le ministère même qui a introduit ces logiciels dans les établissements publics pour en voir l‟utilité. Il avait donc signé un contrat qui est arrivé à terme. Et comme il voit que c‟est très utile, le ministère a décidé que les établissements avec une certaine autonomie devaient s‟approprier ce logiciel. De toutes les façons, c‟est le ministère qui a initié cela et il a payé les frais pour que nous puissions expérimenter.
Avez-vous une petite anecdote qui vous a particulièrement convaincu sur l’utilité des Technologies de l’Information et de la Communication?
Mr Kéita: Ce n‟est pas en étant ici que j‟étais convaincu; j‟étais convaincu bien avant parce que c‟est très utile. Lors d‟un stage aux USA, où il y avait 16 pays africains, je me suis rendu compte qu‟il y avait certains parmi nous qui ne savaient pas manipuler un ordinateur, alors qu‟il fallait présenter un mémoire de recherche à la fin. Il y en a qui ont payé de l‟argent pour qu‟on puisse les aider. Alors, je crois que depuis ce moment j‟ai compris qu‟il faut utiliser un certain nombre de logiciels comme les logiciels de présentation. Je crois que c‟est un outil qu'il faut maîtriser. Un homme qui n‟a pas de connaissance de l‟outil informatique aujourd‟hui est inefficace.
Votre mot de la fin
Mr Kéita: Vraiment c‟est très intéressant, mais il y a des coûts. Nous sommes des établissements sociaux; nous ne produisons pas d‟argent, donc c‟est un peu difficile. Cependant, on a des ambitions, moi j’ambitionne par exemple d’équiper notre bibliothèque d’une dizaine ou d’une vingtaine

d’ordinateurs. Cela permettra aux professeurs d’envoyer les élèves faire des recherches. C’est déjà un pas quand l’enfant doit aller chercher lui-même. Le professeur peut lui donner des sites à consulter. Cela permet en plus au professeur d‟améliorer, d‟enrichir et de mettre son cours à niveau, parce qu'avec ce monde globalisé, le champ de connaissances est large maintenant. Quand on dit qu‟on mondialise, ce n‟est pas seulement l‟école, ce n‟est pas seulement certains aspects, mais ce sont également les connaissances. La seule façon de globaliser le domaine du savoir, c‟est cet outil qui permet d‟y arriver. Je souhaite donc qu‟il y ait des institutions qui puissent nous aider, nous accompagner et nous enrichir.

Location

Ouagadougou, Burkina Faso
Share on:

Comments

La relation avec le LTAC

Comment Author

HIEN Yorsaon Chri...

Wednesday, 26th January, 2011


Bonsoir Anne,

Je vous remercie pour l'appréciation de l'article.
Le LTAC est un établissement dont des enseignants sont membres du groupe TIC-EDUC et qui participent aux activités du groupe.


Merci

Christophe HIEN

Merci, Christophe, pour cet entretien tant profond!

Comment Author

Anne Schanz

Sunday, 23rd January, 2011

J'aime bien la manière de conter très personelle du proviseur, ce qui me permet de comprendre la situation du lycée et ses collègues. Je suis certaine que vous avez partager un contenu très interessant pour toute la communauté de iConnect.

Dites-moi, c'est quoi votre relacion avec LTAC, juste pour comprendre un peut le contexte?
Je vous félicite pour la contribution bien réussie.